Demande de permis B : obtenir son autorisation de séjour en Suisse

Si vous êtes ressortissant·e de l'UE/AELE, c'est vous qui demandez le permis B auprès de votre commune ou de l'office cantonal de la population, après votre arrivée, muni·e d'un contrat de travail d'au moins un an. Si vous venez d'un État tiers, c'est votre employeur qui dépose la demande, avant même votre entrée en Suisse. Dans les deux cas, comptez en général 6 à 8 semaines pour une première demande de salarié — et l'obligation de vous annoncer dans les 14 jours suivant votre arrivée.

L'essentiel

Qui dépose
vous (UE/AELE) · votre employeur (États tiers)
Quand
après l'arrivée (UE/AELE) · 6-8 semaines avant l'entrée (États tiers)
Délai indicatif
6-8 semaines pour un salarié (source OCPM Genève ; variable selon canton)
Validité
5 ans (UE/AELE) · 1 an renouvelable (États tiers, OASA art. 58)
Annonce d'arrivée
dans les 14 jours, avant la prise d'emploi
Demander un accompagnement gratuit Gratuit · Sans engagement · Données confidentielles

Qui dépose la demande : vous ou votre employeur ?

Tout dépend de votre nationalité — c'est LA distinction qui structure toute la procédure.

Ressortissant·e UE/AELE : grâce à l'accord sur la libre circulation, vous n'avez pas besoin d'autorisation préalable pour venir travailler. Vous entrez en Suisse, vous vous annoncez, et vous demandez votre permis auprès de la commune ou de l'office cantonal (OCPM à Genève, SPOP dans le canton de Vaud) avec votre contrat de travail. À Genève, pour un contrat de plus de 4 mois, la demande peut être déposée par vous ou par votre employeur.

Ressortissant·e d'un État tiers (hors UE/AELE) : la logique s'inverse. C'est votre futur employeur qui dépose la demande d'autorisation de travail auprès de l'autorité cantonale, avant votre entrée en Suisse. L'admission est réservée aux personnes qualifiées (cadres, spécialistes, diplômé·e·s), l'employeur doit prouver qu'aucun·e candidat·e en Suisse ou dans l'UE/AELE n'a pu être recruté·e, et le nombre d'autorisations est plafonné : pour 2026, la Confédération a fixé le contingent à 4 500 permis B et 4 000 permis L pour les États tiers (plus 2 100 B et 1 400 L pour le Royaume-Uni).

Les conditions selon votre situation

UE/AELEÉtats tiers
Contrat requisCDI ou CDD ≥ 365 jours → permis B ; CDD < 1 an → permis LEmploi qualifié, à plein temps, aux salaires usuels de la branche
Autorisation préalableNonOui, avant l'entrée (examen du marché du travail)
ContingentNonOui (4 500 B en 2026)
Sans activité lucrativePermis B possible avec moyens financiers suffisants + assurance maladieConditions restrictives (rentiers, études…)

Les documents à préparer

Pour une demande de salarié UE/AELE (exemple genevois, formulaire M) : pièce d'identité ou passeport valable (copie couleur), contrat de travail, justificatif de logement (copie du bail ou attestation du logeur — formulaire AL à Genève), et pour la famille qui accompagne : actes de mariage et de naissance (traduits si nécessaire). Pour les États tiers, le dossier est constitué par l'employeur : CV, diplômes, justification du recrutement infructueux en Suisse/UE, conditions salariales.

Chaque canton a ses propres formulaires. Un dossier incomplet est la première cause de retard.

Les étapes, de la signature du contrat à la carte

UE/AELE — chronologie type :

J-30 à J-0 : contrat signé, recherche de logement. Arrivée : annonce à la commune ou au contrôle des habitants dans les 14 jours, et avant le premier jour de travail. Dépôt de la demande de permis (formulaire cantonal + documents) — à Genève, l'activité peut commencer dès l'envoi du dossier complet. Convocation à la biométrie (à Genève : rendez-vous sous 2 à 4 semaines). Réception de la carte : comptez 6 à 8 semaines au total pour une première demande de salarié.

États tiers — chronologie type :

6-8 semaines avant l'entrée, l'employeur dépose la demande (à Genève : OCPM, puis examen par l'OCIRT). Décision de l'autorité cantonale, approbation fédérale, puis visa D auprès de la représentation suisse de votre pays. Entrée en Suisse, annonce dans les 14 jours, biométrie, carte. Le travail ne peut pas commencer avant la réception de l'autorisation.

Délais réels : combien de temps pour recevoir son permis B ?

Les délais officiels moyens publiés par l'OCPM (Genève) donnent l'ordre de grandeur : 6 à 8 semaines pour une première demande de salarié (UE/AELE comme États tiers), 3 mois pour un renouvellement, 6 à 8 mois pour un regroupement familial. Ces délais varient d'un canton à l'autre et selon la complétude du dossier — vérifiez toujours auprès de votre office cantonal.

Peut-on travailler en attendant la carte ?

UE/AELE : oui. Le droit de travailler découle de l'accord de libre circulation, pas de la carte elle-même — à Genève, l'activité peut débuter dès l'envoi du dossier complet. États tiers : non. Vous ne pouvez commencer qu'après réception de l'autorisation (sauf autorisation d'entrée ou assurance d'autorisation de séjour déjà délivrée). C'est l'erreur la plus coûteuse de toute la procédure — pour vous comme pour l'employeur.

Combien coûte la demande ?

Les émoluments sont cantonaux et dépendent du type de demande et de la durée du permis. Consultez le barème officiel de votre canton (à Genève : tableau des taxes et émoluments de l'OCPM). Les montants changent : le lien officiel fait foi.

Et après ? Validité, prolongation, permis C

Le permis B UE/AELE est valable 5 ans et se prolonge de 5 ans si les conditions restent remplies (la première prolongation peut être limitée à un an en cas de chômage involontaire de plus de 12 mois consécutifs). Pour les États tiers, l'autorisation est en règle générale délivrée pour un an (OASA art. 58) et renouvelée d'année en année. Après 10 ans de séjour — 5 ans pour certaines nationalités — vous pouvez viser le permis C d'établissement.

Demande refusée ou bloquée ?

Dossier incomplet, logement manquant, conditions salariales non conformes, contingent épuisé pour les États tiers… Un refus n'est pas toujours définitif : les décisions sont motivées et ouvrent des voies de recours avec des délais courts. Avant d'en arriver là, faites vérifier votre dossier — c'est gratuit.

Questions fréquentes

Pour une première demande de salarié, comptez 6 à 8 semaines en moyenne (délais publiés par l'OCPM à Genève). Un renouvellement prend environ 3 mois, un regroupement familial 6 à 8 mois. Les délais varient selon les cantons et la complétude du dossier.

Oui pour les ressortissant·e·s UE/AELE : le travail peut commencer dès que le dossier complet est déposé. Non pour les États tiers : il faut attendre la réception de l'autorisation avant le premier jour de travail, sous peine de sanctions pour l'employé·e comme pour l'employeur.

Pour un·e ressortissant·e UE/AELE, oui : un CDI ou un CDD d'au moins 365 jours donne droit au permis B. Pour un État tiers, non : l'employeur doit prouver un recrutement infructueux en Suisse et dans l'UE/AELE, et un contingent annuel limite les autorisations (4 500 permis B en 2026).

Cinq ans pour les ressortissant·e·s UE/AELE, avec prolongation de 5 ans si les conditions restent remplies. Pour les ressortissant·e·s d'États tiers, la première autorisation est délivrée pour une année (OASA art. 58), puis renouvelée d'année en année.

Dans les 14 jours suivant votre arrivée, et dans tous les cas avant votre premier jour de travail, auprès de votre commune (contrôle des habitants) ou de l'office cantonal compétent (OCPM à Genève). Ne tardez pas : l'annonce conditionne le début de la procédure de permis.

Une question sur votre situation ?

Chaque dossier est différent. Faites-vous accompagner gratuitement, sans engagement.

Sources officielles

Révision : Rédigé le 27.07.2026 · Relu et validé le 28.07.2026 — relecteur : Ahmad · Prochaine revue : 01.2027 (contingents annuels et délais OCPM).

Les informations présentées sont indicatives et peuvent varier selon votre canton et votre nationalité. Vérifiez toujours auprès de l'office cantonal de migration compétent. Contenu révisé le 14 juillet 2026.